C’est avec gratitude que je fais mémoire de quelques cadeaux de Dieu pour moi cet été, de quelques fois
où Jésus a manifesté sa présence dans ma vie pendant ces 2 mois. On me dit de faire bref, je n’en garderai donc
que 5.

• Du temps : pour se recentrer sur soi, chanter, prier, rire, se confesser, être dehors, savourer enfin la chaleur
(moi je l’aime !), s’émerveiller de la joie, de la vie, de l’amour de mes proches, de la nature, de la création…

• Une réponse existentielle, donc une porte qui s’ouvre.
Jésus est Le ressuscité, Le vivant, la Lumière vivante. Mon drame, c’est que je vis souvent comme si Jésus était
mort ou pas là ! J’ai pourtant très envie de « bien témoigner » de Lui mais je ne sais pas comment faire et je
L’oublie souvent. L’Eglise nous demande d’évangéliser, de servir, de faire des groupes de fraternité… J’ai tout
fait mais l’impression de ne pas être à ma place, d’être un « mauvais témoin » du Christ, de ne pas savoir
faire… me peine terriblement.
C’est à Paray le Monial, où j’ai vécu une session en famille sur le thème « Tous me connaîtront », que le
Seigneur est venu répondre à LA question pesante et tant attendue depuis toute ces années, une question que
beaucoup ne se posent pas, une question simple : « Qui suis-je, moi, Véronique ? ».
Cette réponse, Il l’a faite via la providence de ce thème de session, via les enseignements du moment, les
témoignages de prêtres, des réponses ajustées de quelques sessionnistes, des nombreuses rencontres…

J’expérimentais depuis longtemps que ne pas savoir vraiment qui l’on est, comment l’on est façonné
(comprenez « à la manière de Dieu ») ne permet pas d’être ajusté ni à soi, ni aux autres, ni à la mission. Ça
cafouille, on se décourage et on s’épuise.

Bien qu’ayant connaissance de mes talents (mais ça ne suffit vraiment pas), j’y ai découvert mes charismes,
mes ressources, mon profil missionnaire. Cela me permet maintenant d’y voir beaucoup plus clair dans la place
que j’ai à prendre dans la mission de notre Eglise. Je me sens maintenant capable, avec les ressources qui sont
les miennes, de servir Dieu de tout mon cœur (je le faisais déjà) ET de tout mon être (ça, c’est tout nouveau)
donc « mieux » afin de devenir un(e) « disciple missionnaire ajustée ». Un discernement reste encore à faire, le
chemin ne fait que commencer…
• L’effusion de l’Esprit Saint que j’ai perçu sensiblement par une migraine de plus de 24h disparue sur le
champ !
• Un recadrage : la laïque que je suis n’a pas à être au service du « curé », nous avons une co-responsabilité, et
ça change tout. Chacun sa place et sa mission. Ma tâche est dans le monde… et non « à la sacristie » (c’est une
métaphore).
• Quelques phrases : Je rêve souvent d’un texto, d’un mail ou d’un coup de fil du Seigneur… Voici les petits
mots providentiels de mes vacances qui guideront mon année scolaire et que je vous partage :
Sur un Tee-shirt : « Dieu ne se discute pas, il se vit !!! ».
De Jamboree : « Le bonheur c’est un boomerang, quand on le partage il nous revient ! ».
De Pierre Goursat : « Si « petit » est trop grand, fais « plus petit », et si « plus petit » est trop grand, fais
« encore plus petit » ! » à quoi je rajoute, car c’était dans le contexte, « mais avance ! ». (Quels petits pas
suis-je capable de faire pour Lui ou pour celui que je ne supporte pas ou dans des situations qui me sont
difficiles… ?)

J’ai bien conscience que je suis en chemin, mais avec le Seigneur qui porte mon sac, c’est quand même
bien plus facile. Parfois, c’est Lui qui a besoin de moi, et de nous… Je l’ai compris cet été et il y a urgence à
témoigner de la joie de vivre avec Lui.
Jésus est vivant et il aime chacun d’entre nous, Alléluia !
Véronique S. (Longueil Sainte Marie)