Pour répondre à l’inquiétude des fidèles qui, à l’approche des fêtes pascales, ne pourront pas recevoir le sacrement de la réconciliation, notre Evêque, Mgr Jacques Benoit-Gonnin, tient à nous rassurer en reprenant les propos du Pape François qui, il y a quelques jours, a répondu à cette question par la voix du catéchisme.

« Je sais qu’à l’occasion de Pâques, beaucoup d’entre vous allez vous confesser pour retrouver Dieu », a dit le pape lors de la messe qu’il célébrait ce 20 mars 2020 à Sainte-Marthe. « Mais nombreux me diront aujourd’hui : “Mais, père, où puis-je trouver un prêtre, un confesseur, puisque je ne peux pas sortir de chez moi ? Et je veux faire la paix avec le Seigneur, je veux qu’il m’embrasse, que mon papa m’embrasse… Comment faire sans prêtre ?” »

« Fais ce que dit le Catéchisme », a-t-il répondu : « C’est très clair : si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : “Seigneur, j’ai manigancé ceci, cela, cela…. pardon”, et demande-lui pardon de tout ton cœur, avec l’Acte de contrition et promets-lui : “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu. »

Ainsi, a ajouté le pape, « tu peux t’approcher toi-même du pardon de Dieu, comme l’enseigne le Catéchisme, sans avoir de prêtre sous la main… Trouve le moment juste, le bon moment. Un Acte de contrition bien fait, et ainsi notre âme deviendra blanche comme la neige ».

Le pape François citait les articles 1451 et 1452 du Catéchisme de l’Eglise catholique, qui stipulent que la « contrition remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle ». « La contrition dite « imparfaite » (ou « attrition »), poursuit le texte, est, elle aussi, un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint. Elle naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur (contrition par crainte). Un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui sera parachevée sous l’action de la grâce, par l’absolution sacramentelle. Par elle- même, cependant, la contrition imparfaite n’obtient pas le pardon des péchés graves, mais elle dispose à l’obtenir dans le sacrement de la Pénitence. »

Au terme de cette période de confinement, les paroisses sauront vous proposer des temps privilégiés pour recevoir le sacrement de la réconciliation sous sa forme habituelle. D’ici-là, puissions-nous nous préparer à le vivre grâce à cette démarche que nous vous proposons ci-après.

 

 

Pour vivre cette démarche, ne pas hésiter à se mettre à part, dans un lieu où l’on disposera une croix, une bougie ou tout ce qui aide à la prière.

 

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Visionnez la vidéo du pape François sur la confession en temps de confinement

<Vidéo du pape François