Le pape François lance la Journée mondiale des pauvres

Le 33e dimanche du temps ordinaire, le 17 novembre prochain, devra être l’occasion de rencontres concrètes des communautés catholiques avec les plus pauvres.

 

Journée mondiale des pauvres

A la demande du pape François

le dimanche 17 novembre à 11 h 30 repas festif

dans le sous sol de l’église saint Paul

s’inscrire auprès de Jean Pierre Torcq diacre 03 44 86 69 46

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

3ème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

17 novembre 2019, 33ème dimanche du Temps Ordinaire

L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue

1. « Le pauvre n’est pas oublié jusqu’à la fin, l’espérance des malheureux ne périt pas à jamais » (Ps 9, 19). Les paroles du psaume manifestent une actualité incroyable. Ils expriment une vérité profonde que la foi parvient à imprimer avant tout dans le cœur des plus pauvres : rendre l’espérance perdue devant les injustices, les souffrances et la précarité de la vie.

Le psalmiste décrit la situation du pauvre et l’arrogance de ceux qui l’oppriment (cf. 10,1-10). Il invoque le jugement de Dieu pour rétablir la justice et vaincre l’iniquité (cf. 10,14-15). Il semble que dans ses mots, la question qui se pose au fil des siècles résonne encore aujourd’hui : comment Dieu peut-il tolérer cette disparité ? Comment peut-il permettre que le pauvre soit humilié, sans apporter son aide ? Pourquoi permet-il à ceux qui oppriment d’avoir une vie heureuse alors que leur comportement devrait être condamné face à la souffrance du pauvre ?

Au moment de la composition de ce psaume, il y avait un grand développement économique qui, comme cela arrive souvent, a également produit de forts déséquilibres sociaux. L’inégalité a généré un groupe important de pauvres, dont la situation semblait encore plus dramatique comparée à la richesse réalisée par quelques privilégiés. L’auteur sacré, observant cette situation, dresse un tableau aussi réaliste que véridique.

C’était l’époque où des personnes arrogantes et dénuées du sens de Dieu chassaient les pauvres pour s’emparer même du peu qu’ils avaient et les réduire en esclavage. Ce n’est pas très différent aujourd’hui. La crise économique n’a pas empêché de nombreux groupes de personnes de s’enrichir, ce qui apparaît souvent d’autant plus anormal que nous voyons concrètement le nombre considérable de pauvres qui manquent du nécessaire dans les rues de nos villes et qui sont parfois brimés et exploités. Les mots de l’Apocalypse me viennent à l’esprit : « Tu t’imagines: me voilà riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien; mais tu ne le vois donc pas: c’est toi qui es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu! ». (Ap 3, 17). Les siècles passent, mais la situation des riches et des pauvres reste inchangée, comme si l’expérience de l’histoire ne nous enseignait rien. Les paroles du Psaume ne concernent donc pas le passé, mais notre présent, mis devant le jugement de Dieu.

2. Même aujourd’hui, nous devons énumérer de nombreuses formes de nouveaux esclavages auxquelles sont soumis des millions d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants. Chaque jour, nous rencontrons des familles contraintes de quitter leurs terres pour chercher des moyens de subsistance ailleurs ; des orphelins qui ont perdu leurs parents ou qui en ont été séparés violemment pour être exploités brutalement ; des jeunes à la recherche d’une réussite professionnelle, qui se voient refuser l’accès au travail en raison de politiques économiques aveugles ; des victimes de nombreuses formes de violence, de la prostitution à la drogue, et humiliées au plus intime. De plus, comment oublier les millions d’immigrés victimes de tant d’intérêts cachés, souvent instrumentalisés à des fins politiques, à qui la solidarité et l’égalité sont refusées ? Et tant de personnes sans abri et marginalisées qui errent dans les rues de nos villes ?

Combien de fois nous voyons les pauvres dans les déchetteries récolter les fruits du gaspillage et du superflu, pour y trouver de quoi se nourrir ou s’habiller ! Devenus eux-mêmes partie d’une décharge humaine, ils sont traités comme des ordures, sans qu’aucun sentiment de culpabilité n’affecte ceux qui sont complices de ce scandale. Souvent considérés comme des parasites de la société, on ne pardonne pas même aux pauvres leur pauvreté. Le jugement est toujours aux aguets. Ils ne peuvent pas se permettre d’être timides ou découragés, ils sont perçus comme menaçants ou incapables, simplement parce qu’ils sont pauvres.

Le drame dans le drame, c’est qu’ils ne sont pas autorisés à voir la fin du tunnel de la misère. Nous en sommes même arrivés à théoriser et à mettre en œuvre une architecture hostile afin de se débarrasser de leur présence même dans la rue, dernier lieu d’accueil. Ils errent d’une partie de la ville à l’autre, dans l’espoir de trouver un travail, une maison, de l’affection… Chaque possibilité offerte devient une lueur d’espoir ; pourtant, même là où la justice devrait s’inscrire, elle s’attaque souvent à eux avec violence et maltraitance. Ils sont obligés de passer des heures interminables au soleil brûlant pour récolter les fruits de la saison et en sont récompensés par un salaire dérisoire ; ils n’ont aucune sécurité d’emploi ni de conditions humaines qui leur permettent de se sentir égaux aux autres. Pour eux, il n’y a pas de chômage ni d’indemnité, ni même la possibilité d’être malade.

Le psalmiste décrit avec un réalisme cru l’attitude des riches qui s’attaquent aux pauvres : « à l’affût, bien couvert, comme un lion dans son fourré, à l’affût pour ravir le malheureux, il ravit le malheureux en le traînant dans son filet » (Ps 10, 9). Comme si pour eux c’était une chasse, où les pauvres sont traqués, pris et réduits en esclavage. Dans de telles conditions, le cœur de nombreuses personnes se ferme et le désir de devenir invisible prend le dessus. En bref, nous reconnaissons une multitude de pauvres souvent traités par des discours et supportés avec agacement. Ils deviennent comme transparents et leur voix n’a plus de force ni d’importance dans la société. Ces hommes et ces femmes sont de plus en plus étrangers de nos maisons et marginalisés dans nos quartiers.

3. Le contexte décrit par le Psaume est empreint de tristesse à cause de l’injustice, la souffrance et l’amertume qui affectent les pauvres. Malgré cela, il offre une belle définition du pauvre. Il est celui qui “fait confiance au Seigneur” (cf. v. 11), car il a la certitude qu’il ne sera jamais abandonné. Le pauvre, dans les Écritures, est l’homme de la confiance ! L’auteur sacré donne également la raison de cette confiance : il “connaît son Seigneur” (cf. ibid.), et dans le langage biblique, ce “connaître” indique une relation personnelle d’affection et d’amour.

Nous sommes confrontés à une description vraiment impressionnante à laquelle nous ne nous attendions pas. Cela ne fait cependant qu’exprimer la grandeur de Dieu lorsqu’il se trouve devant une personne pauvre. Sa force créatrice dépasse toutes attente humaine et se concrétise dans la “mémoire” qu’il a de cette personne concrète (cf. v. 13). C’est précisément cette confiance dans le Seigneur, cette certitude de ne pas être abandonné, qui appelle à l’espérance. Le pauvre sait que Dieu ne peut pas l’abandonner ; c’est pourquoi il vit toujours en présence de ce Dieu qui se souvient de lui. Son aide va au-delà de la condition actuelle de souffrance pour tracer un chemin de libération qui transforme le cœur, car il le soutient au plus profond.

4. La description de l’action de Dieu en faveur des pauvres est un refrain permanent dans les Saintes Écritures. Il est celui qui “écoute”, “intervient”, “protège”, “défend”, “rachète”, “sauve”… Bref, un pauvre ne pourra jamais trouver Dieu indifférent ou silencieux face à sa prière. Dieu est celui qui rend justice et n’oublie pas (cf. Ps. 40,18 ; 70,6) ; en effet, il est pour lui un refuge et il ne manquera pas de lui venir en aide (cf. Ps. 10,14).

De nombreux murs peuvent être construits et les entrées peuvent être bloquées pour avoir l’illusion de se sentir en sécurité avec ses richesses au détriment de ceux qu’on laisse dehors. Ce ne sera pas comme ça pour toujours. Le “jour du Seigneur”, tel que décrit par les prophètes (cf. Am 5,18 ; Is 2-5 ; Jl 1-3), détruira les barrières créées entre les pays et remplacera l’arrogance de quelques-uns par la solidarité de beaucoup. La condition de marginalisation par laquelle des millions de personnes sont brimées ne pourra pas durer encore longtemps. Leur cri augmente et embrasse la terre entière. Comme l’écrivait l’abbé Primo Mazzolari : «Le pauvre est une protestation continuelle contre nos injustices ; le pauvre est un baril de poudre. Si vous y mettez le feu, le monde explose ».

5. Il n’est jamais possible d’éluder l’appel pressant que la Sainte Écriture confie aux pauvres. Partout où nous regardons, la Parole de Dieu indique que les pauvres sont ceux qui n’ont pas le nécessaire pour vivre parce qu’ils dépendent des autres. Ce sont les opprimés, les humbles, ceux qui se prosternent sur le sol. Et pourtant, devant cette foule innombrable d’indigents, Jésus n’a pas eu peur de s’identifier à chacun d’eux : « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Fuir cette identification revient à mystifier l’Évangile et à diluer la révélation. Le Dieu que Jésus a voulu révéler est le suivant : un Père généreux, miséricordieux, inépuisable dans sa bonté et sa grâce, qui donne l’espérance avant tout à ceux qui sont déçus et sans avenir.

Comment ne pas souligner que les Béatitudes, par lesquelles Jésus a inauguré la prédication du Royaume de Dieu, débutent par cette expression : « Heureux, vous les pauvres » (Lc 6, 20) ? Le sens de cette annonce paradoxale est que le Royaume de Dieu appartient précisément aux pauvres, car ils sont en mesure de le recevoir. Combien de personnes pauvres nous rencontrons chaque jour ! Il semble parfois que le temps et les conquêtes de la civilisation augmentent leur nombre au lieu de le diminuer. Les siècles passent et cette béatitude évangélique apparaît de plus en plus paradoxale ; les pauvres sont toujours plus pauvres et aujourd’hui ils le sont encore plus. Pourtant, Jésus, qui a inauguré son Royaume en plaçant les pauvres au centre, veut nous dire précisément ceci : il l’a inauguré, mais nous a confié à nous, ses disciples, la tâche de le mener à bien, avec la responsabilité de donner de l’espérance aux pauvres. Il est nécessaire, surtout à une époque comme la nôtre, de redonner espérance et de rétablir la confiance. C’est un programme que la communauté chrétienne ne peut sous-estimer. La crédibilité de notre proclamation et du témoignage des chrétiens en dépend.

6. Dans sa proximité avec les pauvres, l’Église découvre qu’elle est un peuple qui, dispersé parmi tant de nations, a pour vocation de ne faire sentir à personne qu’il est étranger ou exclu, car tout le monde est impliqué dans un chemin commun de Salut. La condition des pauvres nous oblige à ne pas nous éloigner du Corps du Seigneur qui souffre en eux. Nous sommes plutôt appelés à toucher sa chair pour nous compromettre personnellement dans un service d’évangélisation authentique. La promotion sociale des pauvres n’est pas un engagement extérieur à la proclamation de l’Évangile, au contraire, elle montre le réalisme de la foi chrétienne et sa valeur historique. L’amour qui donne vie à la foi en Jésus ne permet pas à ses disciples de se replier dans un individualisme asphyxiant, caché dans des segments d’intimité spirituelle, sans aucune influence sur la vie sociale (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 183).

Récemment, nous avons pleuré la mort d’un grand apôtre des pauvres, Jean Vanier, qui, avec son dévouement, a ouvert de nouvelles voies au partage avec les personnes marginalisées en vue de leur promotion. Jean Vanier a reçu de Dieu le don de consacrer toute sa vie aux frères gravement handicapés que la société a souvent tendance à exclure. Il a été un “saint de la porte d’à côté”. Avec son enthousiasme, il a su rassembler autour de lui de nombreux jeunes, des hommes et des femmes, qui, avec un engagement quotidien, ont donné de l’amour et redonné le sourire à tant de personnes faibles et fragiles, en leur offrant une véritable “arche” de salut contre l’exclusion et la solitude. Son témoignage a changé la vie de nombreuses personnes et a aidé le monde à regarder les plus fragiles et les plus faibles avec un regard différent. Le cri des personnes pauvres a été entendu et a produit une espérance inébranlable, créant des signes visibles et tangibles d’un amour concret que nous pouvons toucher de nos mains jusqu’à aujourd’hui.

7. « L’option pour les plus petits, pour ceux que la société rejette et met de côté » (ibid., n. 195) est un choix prioritaire que les disciples du Christ sont appelés à poursuivre pour ne pas trahir la crédibilité de l’Église et donner une espérance effective à tant de personnes sans défense. La charité chrétienne trouve en eux sa confirmation, car celui qui compatit à leurs souffrances avec l’amour du Christ reçoit force et vigueur pour l’annonce de l’Évangile.

L’engagement des chrétiens, à l’occasion de cette Journée mondiale, et surtout dans la vie de tous les jours, ne consiste pas uniquement en des initiatives d’assistance qui, bien que louables et nécessaires, doivent viser à renforcer en chacun l’attention maximale qui est due à chaque personne en détresse. « Cette attention à l’amour est le début d’une réelle préoccupation » (ibid., n. 199) pour les personnes pauvres dans la recherche de leur véritable bien. Il n’est pas facile d’être témoin de l’espérance chrétienne dans le contexte de la culture de consommation et de rejet, qui tend toujours à accroître un bien-être superficiel et éphémère. Un changement de mentalité est nécessaire pour redécouvrir l’essentiel et donner corps et efficacité à l’annonce du Royaume de Dieu.

L’espérance se communique aussi à travers la consolation, qui se réalise en accompagnant les pauvres, non pas pour quelque moment chargé d’enthousiasme, mais avec un engagement qui dure dans le temps. Les pauvres acquièrent de l’espérance réelle non pas quand ils nous voient gratifiés pour leur avoir donné un peu de notre temps, mais lorsqu’ils reconnaissent dans notre sacrifice un acte d’amour gratuit qui ne cherche pas à être récompensé.

8. Aux nombreux bénévoles, auxquels il revient souvent le mérite d’avoir senti en premier l’importance de cette attention aux pauvres, je demande de grandir dans leur dévouement. Chers frères et sœurs, je vous exhorte à chercher, avec chaque personne pauvre que vous rencontrez, ce dont elle a vraiment besoin ; à ne pas vous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur cœur, en vous faisant attentifs à leur culture et à leurs façons de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel. Mettons de côté les divisions qui proviennent de visions idéologiques ou politiques, fixons le regard sur l’essentiel qui n’a pas besoin de beaucoup de mots, mais d’un regard d’amour et d’une main tendue. N’oubliez jamais que «la pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle » (ibid., n. 200).

Les pauvres ont avant tout besoin de Dieu, de son amour rendu visible par des personnes saintes qui vivent au côté d’eux, lesquelles, par la simplicité de leur vie, expriment et font émerger la force de l’amour chrétien. Dieu se sert d’innombrables routes et instruments pour atteindre le cœur des personnes. Bien sûr, les pauvres nous approchent aussi parce que nous leur distribuons de la nourriture, mais ce dont ils ont vraiment besoin va au-delà du plat chaud ou du sandwich que nous proposons. Les pauvres ont besoin de nos mains pour se relever, de nos cœurs pour ressentir à nouveau la chaleur de l’affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d’amour.

9. Il faut parfois peu de choses pour redonner espérance : il suffit de s’arrêter, sourire, écouter. Pendant un jour, laissons de côté les statistiques ; les pauvres ne sont pas des chiffres attrayants pour se vanter de nos œuvres et de nos projets. Les pauvres sont des personnes à rencontrer ; jeunes ou âgés, à inviter à la maison pour partager un repas ; hommes, femmes et enfants qui attendent une parole amicale. Les pauvres nous sauvent parce qu’ils nous permettent de rencontrer le visage de Jésus-Christ.

Aux yeux du monde, il semble déraisonnable de penser que la pauvreté et l’indigence peuvent avoir une force salvifique ; pourtant, c’est ce que l’apôtre nous enseigne lorsqu’il dit : « il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, pas beaucoup de puissants, pas beaucoup de gens bien nés. Mais ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu ». (1Co 1,26-29). Avec des yeux humains, on ne peut pas voir cette force salvifique ; au contraire c’est avec les yeux de la foi que vous la voyez à l’œuvre et vous en faites directement l’expérience. Au cœur du Peuple de Dieu en marche bat cette force salvifique qui n’exclut personne, mais qui engage chacun à un véritable pèlerinage de conversion pour reconnaître les pauvres et les aimer.

10. Le Seigneur n’abandonne pas ceux qui le cherchent et qui l’invoquent ; « il n’oublie pas le cri des malheureux » (Ps 9, 13), car ses oreilles sont attentives à leur voix. L’espérance du pauvre défie les différentes conditions de mort, car il se sait particulièrement aimé de Dieu et il l’emporte ainsi sur la souffrance et l’exclusion. Sa condition de pauvreté ne lui enlève pas la dignité qu’il a reçue du Créateur ; il vit dans la certitude qu’elle lui sera pleinement rendue par Dieu lui-même, qui n’est pas indifférent au sort de ses enfants les plus faibles ; au contraire, il voit leurs problèmes et leurs douleurs et les prend dans ses mains, et leur donne force et courage (cf. Ps 10, 14). L’espérance du pauvre est renforcée par la certitude d’être accueilli par le Seigneur, de trouver en lui la vraie justice, d’être renforcé dans le cœur pour continuer à aimer (cf. Ps 10, 17).

La condition, pour que les disciples du Seigneur Jésus soient des évangélisateurs cohérents, est de semer des signes tangibles d’espérance. À toutes les communautés chrétiennes et à tous ceux qui ressentent l’exigence d’apporter espérance et réconfort aux pauvres, je leur demande de travailler pour que cette Journée mondiale renforce chez beaucoup, la volonté de collaborer efficacement afin que personne ne se sente privé de proximité et de solidarité. Que nous accompagnent les paroles du prophète qui annonce un avenir différent : « Mais pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice brillera, avec la guérison dans ses rayons» (Ml 3,20).

François

Du Vatican, le 13 juin 2019
Mémoire liturgique de saint Antoine de Padoue